Semantik & Popculture

mardi 10 novembre 2009

Hank Moody : La classe classieuse


6 semaines d'abstinence et on pouvait bien se demander si j'étais une des 32 victimes de la grippe A où si je m'étais engagé aux cotés de Jean Sarkozy à la conquête de Courbevoie. Pas du tout, j'ai consacré ces journées à la réflexion et à l'introspection en engloutissant les 2 premières saisons de Californication et du coup je suis tout naturellement devenu Hank Moody.
Hank Moody pour les relou qui ne connaissent pas Eztv et ne recoivent pas M6 c'est l'homme le plus cool du monde, un écrivain qui n'écrit pas, un homme très amoureux qui bouillave quand même trois chaudasses par épisode, soit approximativement une toutes les 9 mn; et surtout Hank c'est un style imparable : le teeshirt noir avec les chaussures de ville. Hank Moody ne lira jamais GQ, il n'en a pas besoin, le style , c'est lui qui le définit.
Mais le summum dans la panoplie d'Hank ce n'est pas le tee-shirt Ardisson, le truc ultime, unique et que personne ne pourra lui piquer ça reste encore sa voiture : la Porsche sale. On n'avait pas vu de véhicule aussi beau depuis le General Lee de Bo & Luke Duke. La porsche sale est une allégorie de Hank Moody, le signe de sa classe classieuse (ça c'est une paronomase).
Une Porsche propre ça aurait fait trader parvenu ou Tony Stark, une autre voiture sale et on aurait été chez Roberto Miopalmo ou alors dans un Colombo. La porsche sale c'est la synthèse parfaite, c'est extrachic au pays des 4x4 géants et hyper désinvolte dans une Californie où on se refait les tétons à partir de 22 ans.
Donc, si comme moi vous êtes pratiquement Hank Moody mais pas tout à fait, achetez vous une Porsche noire, si vous ne la trouvez pas sale salissez la vite et cassez aussi le phare avant droit, ça devrait tout changer.

mardi 6 octobre 2009

Le son du vide


Il n'y a que le cinéma français pour oser l'arrogance ultime de ce trailer. Si, et seulement si c'est un chef d'oeuvre, je retirerai ces propos à posteriori.

dimanche 4 octobre 2009

La parisienne


Il y a une vérité importante qu'il faut rétablir, il n'existe pas de parisiennes comme celle de la pub la parisenne. Et avant qu'affluent les dragueurs du monde entier alléchés par le programme, il me semble salutaire de les prévenir que les vraies parisiennes ne ressemblent pas à Kate Moss et ne pensent pas à "vivre et aimer sans attendre"
La vraie parisienne :
- elle est quand même généralement beaucoup plus moche.
- elle est jamais seule quand elle sort ni quand elle rentre. Elle a ses copines autour d'elle pour se moquer des autres meufs, pour critiquer ou pour se faire valoir. La vraie parisienne est une hyène.
- elle est moins bien habillée. Lire Elle n'implique pas forcément devenir aussi stylée que les modèles et chez la parisienne y'a toujours un truc qui déconne : la vilaine broche , le sac à main ouvert ou le boyfriend. Un boyfriend c'est toujours mieux sur son boyfriend .. quand on en a un évidemment et comme la parisienne est pénible elle est obligée d'en changer souvent.
- elle a un chat. Comme la parisienne ne trouve pas l'homme idéal elle a un chat et du coup impossible pour elle d'avoir des draps en satin comme dans le film car le chat s'en servirait comme d'une litière.
- elle est moins grande, les parisennes sont pas très grandes, la parisienne de la pub la parisienne pourrait plus facilement être de Stockholm ou d'Amsterdam
- quand elle est blonde c'est souvent du faux, la parisienne est chatain grand max
- la vraie parisienne est chiante quand même. Cool c'est un mot pour les autres. Se rouler des les roses c'est pas un truc de parisienne, la parisienne elle, elle caresse son ipod pour s'occuper et sinon elle se plaint. De toute façon pour se rouler dans les roses, il faut s'en faire offrir.
- elle lit le parisien évidemment.
- elle ne marche jamais à coté de la tour eiffel, ce sont les japonaises, les albanaises où les montalbanaises qui marchent à coté de la tour eiffel pas les parisiennes.
- elle ne prend pas le taxi. A Paris les taxis y'en a jamais quand on on en a besoin ou sinon c'est trop cher. La parisienne elle prend le velib et si l'idée lui venait de se caresser avec des roses en pédalant, elle se casserait la gueule.
- elle n'écoute pas Depeche Mode, surtout réorchestré, la parisenne dans les 80's elle écoutait Etienne Daho et maintenant elle écoute Vincent Delerm.

Ce film est donc une contre-vérité absolue. Un mythe en sémantique publicitaire.

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Les créateurs de possibles


L'UMP nous prépare une bombe à neutrons avec le website "les créateurs de possible" (livraison annoncée en Novembre). Les créateurs de possibles, un acronyme qui pourrait être emprunté à un sketch des inconnus, une liste BDE de l'école des cadres ou encore un Dorcel bien glamour, est en fait la traduction franchouillarde du "yes we can", license UMP. Les publicitaires en déclin qui conseillent la Sarkozie ont pris un an pour photocopier la stratégie de Barack Obama et nous proposent donc leur version de la contribution collective avec les créateurs de possibles.
D'après les premières informations parues maladroitement les créateurs de possibles ont l'ambition de remplacer Iron Man, Spiderman et Hiro Nakamura au panthéon des super-héros. Les créateurs de possibles ont des missions "les nécessaires" qu'ils sont donc chargés de rendre "possible". Un nécessaire qui devient possible ça n'engage à rien, puisque par définition tout est possible. Les créateurs de possibles sont donc de gros mythos qui créent en fait des "pas sur" le synonyme caché des "possibles" , perpétuant ainsi la bonne tradition des promesses en plastique que nous offre le petit Nicolas et ses camarades depuis deux ans.
Il faut donc dès à présent traquer les créateurs de possibles pour leur mettre la pression. Ils sont très faciles à repérer dans la rue : un pantalon à pinces trop court + des Rayban Aviator comme papa + la gourmette de compétition, le même air arrogant que JF Copé et une posture dynamique comme celle d'un futur gagnant à Tournez Manèges. Si vous en voyez un, n'hésitez pas et suppliez le de vous venir en aide : "bonjour , c'est pour un possible"
Comme chez Marvel où les familles de super-héros s'affrontent, les créateurs de possibles sont en compétition avec un autre gang de super-mythos : les désireurs d'avenir, groupuscule de Ségolénistes qui eux, subtil paradoxe quand on examine leur situation aujourd'hui, parlent d'un futur radieux.
Le point commun entre ces deux gangs c'est en effet l'extrème lucidité de leurs blazes. D'un coté les créateurs de possibles confessent officiellement leur culte de la forme au détriment du fond, et leur amour de la bonne intention et du "yaka fokon". De l'autre les désireurs d'avenir, avouent dans une psychanalyse affichée qu'ils aimeraient bien avoir un avenir.
Avec toujours un peu de retard sur les US, les hordes politiques françaises s'emparent donc à présent du digital et nous préparent de bien belles bouses en illustrant la célèbre maxime "le ridicule ne tue pas" avec beaucoup d'efficacité.
On en vient à attendre avec impatience les prochaines élections, quand tous ces super-mythos vont se hacker, vont se R-twitter dans tous les sens et sans doute s'auto-disqualifier en nous fournissant tellement de raisons de se foutre de leur gueule que ceux qui attendront gentiment sans bouger auront l'avantage. Pour une fois le PS dans son grand congélateur a peut être bizarrement une opportunité.
Enfin, dernière bonne nouvelle à l'horizon, le petit Nicolas serait sur le point d'ouvrir un compte Twitter. On va bien rigoler !

samedi 12 septembre 2009

ça c'est fait.

Un frazalamodisme à tuer d'urgence, le "ça c'est fait !"
Très difficile de tracer l'origine de ce frazalamodisme ringard qui vient ponctuer les conversations souvent après qu'une "vérité" ait été balancée ou une tannée éxecutée. Les champions du monde du "ça c'est fait" le place un peu partout : après avoir fini le hachis parmentier dégueu de mamie ou avoir souhaité l'anniversaire de la belle mere, après avoir balancé une vanne lourde comme un pavé dans la gueule ou avoir dit "tout haut ce que tout le monde pensait tout bas" (frazalamodisme 70's). Le "ça c'est fait" célèbre les courages réthoriques comme les actions héroïques et il constitue une auto-congratulation instantanée qui permet de cocher dans sa to do list mentale les grands accomplissements du quotidien.
Le "ça c'est fait" est aussi un instrument de relations publiques personnelles qui invite votre écosystème à s'intéresser à ce que vous venez de dire ou de faire et d'en mesurer la gravité surtout si ça relève de l'anecdote. Le "ça c'est fait" est donc bien de notre époque.
Mettre des "ça c'est fait" un peu partout c'est devenir un pragmatique, un courageux, quelqu'un qui agit quand tous les autres somnolent, être celui qui n'a pas peur d'affronter l'inconfort d'une action difficile. Quand on est par exemple un Oasis brother, balancer un coup de boule à son frère et le ponctuer d'un "ça c'est fait", c'est bien.
Le "ça c'est fait" est notre réponse franchouillarde au "just do it", mais ne vivra sans doute pas aussi longtemps, sauf si bien sur les créateurs de possible l'utilisent. Nous en reparlerons des créateurs de possibles, les Xmen de l'UMP dont on attend avec impatience les premiers mouvements..

lundi 7 septembre 2009

Glorious Basterds : l'oxymore oubliée

Perso si ça avait été mon film, donc si j'avais été Quentin Tarantino et bien je n'aurai pas raté l'occasion de l'intituler Glorious Basterds afin de faire une belle oxymore. A part ça il n'y a pas grand chose à reprocher à QT car Inglorious Basterds est comme tous ses films, un très grand film. Je ne vais pas pousser plus loin le parasitisme , à la manière d'un frimeur de Teknikart, en faisant des bons mots pour décortiquer le travail du maître et exister ainsi dans son aura. Il suffit juste de se dire qu'il faut aller voir Inglorious Basterds (et pas le télécharger, on peut télécharger les chtis mais pas IB..) et tomber sous le charme de Shosanna et de sa vengeance.
Pour ceux qui doutent et qui n'ont pas vu le trailer (en ligne depuis au moins 6 mois), le voilà

vendredi 4 septembre 2009

Contribution ou taxe : question de sémantique


La petite histoire de la rentrée en dehors de l'enterrement tardif de M.Jackson et de notre future contamination à la grippe A, c'est la célèbre taxe carbone. La taxe carbone c'est un nouveau réservoir à oseille détecté par le gouvernement et vendu dans une escroquerie sémantique sous le terme de "contribution climat/écologie". Les prix nobel de com' de l' Elysées ont du se dire qu'après le film de notre hélicologiste national YAB, il suffisait de titiller l'âme verte et contributive des français pour leur faire avaler un varan. Donc pour le gouvernement on parle de contribution alors que le reste du monde appelle ça une taxe. Précision utile, le reste du monde moins le PS qui ne peut pas s'exprimer sur le sujet puisqu'ils sont en plein congé maternité le temps de trouver qui va les diriger, le programme qu'il vont nous vendre et in fine ceux qui s'exprimeront en leur nom. Bref le temps d'accoucher de deux générations au rythme où vont les choses.
Le gouvernement a, dans cette affaire, perdu la bataille de la réthorique et colle avec sa taxe, une bonne grosse tannée de rentrée à tous les français, exception faite des gentils bobos qui roulent en vélo, mangent leurs légumes de terrasses et achèteront des voitures électriques pour aller au marché bio. Pour tous les autres et surtout les méchants pauvres qui ont le mauvais gout de rouler en BX, ils sont reponsables des insolations des pingouins, des giboulées de juillet et ils doivent donc casquer pour se faire pardonner. Si ils sont pas contents ils ont qu'à balancer leur chariot à la casse, prendre la prime et courir s'acheter une renault flambante; la France avance..

lundi 17 août 2009

6 feet under



Ebay , dont la tagline, pourrait être "tout est à vendre" propose en ce moment l'éternité à coté de Marylin Monroe

Le retour du guerilleros

Big news, le retour du guerilleros, métaphores XXL à l'horizon



Moundir le guerilleros, un incontournable de popsemantik

jeudi 16 juillet 2009

Le mini-parrain de la L1


Jean Michel Aulas aimerait devenir le parrain de la ligue1. La preuve il vient d'engager Bastos comme homme de main et est en train de débaucher Gignac le gitan, le plus dangereux des nomades depuis Pancho le niçois. JMA se prend pour Jean Gabin dans Le clan des siciliens en envoyant des aphorismes imparables comme celui destiné très récemment au récalcitrant président de Toulouse qui voudrait conserver Dédé le gitan dans son gang : "Une porte entrouverte est une porte grande ouverte"
Malheureusement pour lui c'est plutôt Paris Hilton au centre commercial qui fait office de plus proche référence. Parce que dépenser 18 ME pour Bastos ça fait chère de la cartouche, pour Dédé le gitan il va sans doute casquer beaucoup plus encore et il vient également de recruter à 15ME un sac à main qui jouait il y a 2 ans encore à Gueugnon.
Jean Michel la flambe a encore du chemin à faire avant de devenir Don Jean-Mi et devrait bientôt pleurer son codevi trop vite sacrifié. Le vrai parrain de la L1 c'est Marlon Brandao de l'OM, basta.

mercredi 8 juillet 2009

Movisme : " Bonsoir c'est pour un rapport"

Hier soir, totalement saoulé par le parasitisme autour de la mort de MJ, je pars en zapping au moment du revival de We are the world et m'arrête très vite sur Canal + où un ovni "la personne aux deux personnes" me réconcilie avec le monde.
La personne aux 2 personnes c'est Daniel Auteuil qui vit avec A.Chabat à l'intérieur et ne maîtrise du coup plus du tout son comportement social. C'est truffé de vannes façon Les Nuls dont ce movisme absolu, léger comme une bonne raclette en été :
Daniel Auteuil dans une boite, habillé en Jacky, s'approche d'une nana : "Bonsoir madame, c'est pour un rapport". Voilà c'est tout, j'ai adoré et d'ailleurs je retélécharge illico le mot rapport dans mon vocabulaire avec notamment un tout premier "Elle a les yeux qui sente le rapport" que j'aime particulièrement.

2 trailers pour se donner encore plus envie de voir la personne aux 2 personnes :



Paix pour Mickael Jackson

Mickael Jackson est mort.
Le roi des rois, auteur de Thriller mon tout premier 33 tours offert par mes parents en 82. Pour les plus jeunes de mon audience, un 33 tours c'est un grand frisbee noir très fin qui se range en hauteur dans une bibliothèque (un peu galère avec les Billys d'Ikea, il faut des étages plus grand) sur lequel il y a des sillons de musique répartis en face A (les gros tubes) et face B les rebuts (t'es trop Face B ! , ça pourrait être une bonne vanne pour un de vos followers ou friends sans intérêt). Regardez bien vous en verrez sans doute chez vos parents, vos grandes soeurs et dans les cageots des DJ.
Pour revenir à Mickael, moi je lui souhaite surtout la paix absolue et pour tout dire je suis content pour lui que le calvaire s'arrête aujourd'hui en lui épargnant sa dernière tournée. MJ est un tamagochi depuis sa naissance et même son génie ne l'a jamais protégé des parasites en tout genre venus butiner son talent. En matière de parasitisme, le roadshow de sa mort est un monument. Il y a d'abord les louanges douteuses de toute une planète avide de partager des émotions fortes. Louanges deversées par tonneaux d'updates facebook, d'éditos amnésiques et de pseudo connaisseurs venus expliquer en quoi MJ avait changé le monde et en quoi eux l'avait toujours su. Dans le lot des louangistes il y en a une bonne moitié qui ont vomit sur MJ des années durant, et certainement beaucoup plus encore qui préféraient l'appeler Bambi que Mickael. Peu importe en fait, les parasites font durer le plaisir lacrymal, multiplient le plus possible le business pour construire un gigantesque 360° planétaire où les tee-shirts souvenirs, cotoient les porte-clés " j'y étais", où les numéros spéciaux des magazines concurrencent les show tv où défilent tous les has been des 80's accompagnés de journaleux qui ont vieillit avec eux. Le summum en la matière étant atteint hier soir par France2, à la bourre sur leur casting de commentateurs et qui ont cru bon convoquer C.Audigier et ses tee-shirts ringards, lequel entre deux platitudes confessait placer Bad au top de l'oeuvre de Mickael. Ce choix a résumé à lui seul l'incongruité de sa présence.
Pauvre Mickael, qui n'a pas eu d'enfance, s'est fait voler sa jeunesse, a vécu sa vie d'homme caché dans un parc d'attraction pour n'avoir même pas au final le droit d'être enterré tranquille.
Pauvre Mickaël Jackson mort le 25 Juin, mais malheureusement toujours pas en paix 12 jours plus tard.

vendredi 26 juin 2009

2012

Si tout se passe comme prévu dans le trailer de Roland Emmerich, en 2012 on pourra Moonwalker et jouer aux Zombies avec Michael Jackson ou alors organiser un scrabble dans la case de Farrah Fawcett..

lundi 22 juin 2009

La vie, la vraie


L'amour est dans le pré c'est tournez manège en pleine brousse, un festival de pépites, le petit plaisir du lundi soir :
Guilaine : Je suis vendeuse
Norbert : dans quel domaine ?
Guilaine : dans la vente...
Voilou, le bonheur c'est simple comme un petit dialogue dans le foin, sans secousses, sans réthorique compliquée, la vie, la vraie comme on dit aux champs.

dimanche 21 juin 2009

L'arme fatale : le Ouairizebif

Une grosse semaine de silence mais pas de vacances, je peaufinais ma dernière arme secrète, l'arme ultime, la seule arme capable de faire taire Jean François Copé et par extension tout ceux qui vous tchatchent des heures avec un fond indigent : le ouairizebif.
Le Ouairizebif, c'est la marque de hamburger Wendy's qui me l'a offerte sur un plateau en plastique, grâce à sa célèbre pub des années 80 : "where's the beef" (en v.o).
Ouairizebif c'est une des plus grandes pub de l'histoire de la pub, plus grande encore que la pub Apple sortie la même année et que tous les publicitaires et leurs descendants, qu'ils aient des lunettes (comme le dr morrisset) ou pas, citent continuellement en référence. Citer Apple pour un publicitaire c'est comme sucer Zidane pour un journaliste sportif ou adorer Almodovar pour un critique ciné, une autoroute inévitable.
Le mode d'emploi du ouairizebif est très simple, il se déclenche potentiellement dans toutes situations de plus de 2 personnes et de préférence dans des rv mondains. Vous identifierez facilement votre cible, logiquement c'est celui qui monopolise la parole en déshonorant les mouches. Vous le laissez opérer en le fixant (il croira que vous l'écoutez), vous le regardez construire sa tour de lego en vous efforçant d'accentuer crescendo votre contentement. Au moment où vous sentez qu'il va envoyer son bouquet final, un peu avant en fait, vous lachez un "ouairizebif ??" lourd comme un pavé dans la gueule. Le silence devrait être immédiat et normalement si c'est un bon escroc tendance florentine il ne va pas se démonter et continuer à jongler avec les phrases inutiles en se contorsionnant comme un smurfer du Bronx.
Pile au moment où vous le sentirez remonter à la surface, vous lui balancerez un deuxième et en principe définitif "ouairizebif ??". Là, c'est sur, il ne reviendra plus et s'énervera un peu ce qui achèvera son discrédit.
Voilà vous avez le secret, la force est avec vous, le ouairizebif devrait vous sortir de pas mal de conversations usantes. Entrainez vous quand vous voyez JF Copé à la TV (le meilleur client), et très important pour attraper le ton idéal, inspirez vous de la mamie de la pub Wendy's là dessous

jeudi 11 juin 2009

AF 447 Saison 1 ep 3


Le figaro est devenu France Soir comme en témoigne la poursuite de leur storytelling douteux sur l'accident Air France.
L'épisode 3 parle de "dislocation" , emploie le mot scénario pour une une sans contenu et sans info.

lundi 8 juin 2009

Un week end au musée

Un week end de fou pour le chroniquage, entre le rv obligatoire devant Home (c'était un peu interdit de ne pas avoir envie mais je l'ai séché quand même), la grosse Bayroute (nouvelle acronyme pour illustrer les gauffres de Bayrou), la énième défaite de Clermont en finale du Top 14, où le supporterisme saoulant autour de Federer, bref de la matière pour disserter ou faire du live blogging sur twitter jusqu'à + l'infini.
Pourtant toutes ces mini histoires m'ont au fond beaucoup moins passionnées qu' "Une nuit au musée II", mon gros gros kiff du dimanche. Quand on se cultive par intermittence, une nuit au musée II ça permet techniquement de revendiquer un passage au musée et secondairement de boucher quelques trous d'inculture. Par exemple grâce à ce film, j'ai appris l'existence d'Amelia Eerhart, illustre héroine américaine qui n'aurait pas dépareillée en couv de Marie Claire.
Pour les incultes consultez sa bio sur Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Amelia_Earhart
La nuit au musée c'est de l'inculture revendiquée en gloubiboulga, sans règles sans dogmes, on mélange tout et on transforme les personnages, les statues et les tableaux en "characters", la prosopopée absolue.
Donc Napoléon et Al Capone sont dans le même gang, Jospeh Motorola découvre le blackberry en 1945, Custer gagne sa première bataille et quand on a une énigme à résoudre (un peu comme pour l'arche d'alliance d'Indiana Jones) mieux vaut avoir Einstein sous la main que Georges Bush junior. On mélange tout et on rigole, quitte même à inventer des bozos egyptiens pour conduire un petit fil d'histoire, Kamunrah, mytique :

La nuit au musée c'est sans limites et sans pudeur, du divertissement assumé et inventif et un filon inépuisable..La version française entre le Louvre et le musée Grévin pourrait nous permettre d'imaginer Coluche jouant au puissance4 avec Sarkozy, Vercingétorix décapitant Materazzi ou Ardisson embrassant sur la bouche Louis XIV, tout est possible.

mercredi 3 juin 2009

Le geek c'est chic


Inauguration aujourd'hui d'une nouvelle figure de réthorique : le Geekisme
Notre nouvelle culture commune numérique nous ouvre un champ lexical infini, propagé par tous ceux qui vivent en temps réel et notamment les pros qui pratiquent le name dropping en toutes circonstances. Un geekisme c'est un mot de geek banal dans le digital et qu'on exporte ensuite dans la vraie vie pour faire genre

Figure n° 1 - Le pop up
Faire un pop up c'est très chic. Au niveau sonore ça ressemble à pop culture et à big up et techniquement c'est assez pratique car ça permet dire de façon moderne qu'on passera quelque part, mais pas longtemps, seulement le temps d'être vu. Le pop up c'est la stratégie du frimeur-zappeur surdemandé.
N'hésitez donc pas à dramatiser vos apparitions en toutes circonstances (même si vous n'êtes pas surbookés) grâce à ce geekisme très efficace.

Mode d'emploi :
Commencez toutes vos phrases où il s'agit de répondre à une invitation par "Ok je ferai un pop up..."

Contexte : Partout et tout le temps
- le dimanche autour du gigot familial (pop up de 10 mn recommandé pour choper le dessert et se sauver ensuite)
- en réunion (20 mn recommandées, le temps de reformuler habilement l'idée pertinente d'un autre et de programmer son mobile pour sortir dans l'urgence)
- au lycée (par tranches d'une heure malheureusement, en dessous tu rentres pas en classe)
- au bar du coin (ça depend du casting, si t'es un mec à un diner de filles, ne pas s'attarder trop quand même)
- à un vernissage (5 mn pas plus, juste au moment où il y a les photographes)
- à un cocktail pro (juste le temps de fourguer son stock de cartes de visites)
- en conseil des ministres (le temps de mettre une avoinée à F.Fillon)

Contrairement aux idées reçues, le geekisme ça peut être très chic, à condition d'en maitriser la dialectique. A suivre donc..
By the way, longue vie à Geek magazine, de la bonne lecture qui permet un peu de se désintoxiquer des écrans.

AF 447 Saison 1 ep 2




vivement demain pour la suite...
en attendant vous pouvez votez , toujours sur le site du figaro et surtout passez y la journée ça leur fera de l'audience
!!

mardi 2 juin 2009

Vol AF 447, saison 1 ep 1


La une du Figaro d'aujourd'hui vaut le détour, elle hésite très vulgairement entre le trailer de la saison 6 de Lost et la suite de Vol 714 pour Sydney. Les médias français ont totalement pété un plomb depuis deux jours à cause de ce crash sans avion. Le crash aérien étant pour les crevards de l'actualité un sujet béni, un tout petit peu en dessous d'un attentat, d'un tremblement de terre ou d'un tsunami dans l'échelle de l'émotion, mais très au dessus du phénomène Susan Boyle ou des éléctions européennes. Et comme les nords coréens tardent à balancer leurs ogives, une catastrophe aérienne leur permet de patienter.
Le problème est qu'il n'ont cette fois ci aucun mort à compter, aucun débris à shooter et aucune erreur de pilotage ou d'aiguillage à stigmatiser. A priori c'est la faute de la météo, explication insuffisante pour vendre de la ligne et du consultant récurrent en sécurité aérienne. Alors si les chaînes de TV envoient leurs stagiaires arpenter les aérogares, des fois qu'un malheureux passager ait oublié une canette dans le hall d'embarquement, Le Figaro fait plus fort en nous proposant cette accroche pathétique et sans pudeur. Il y a aurait donc un mystère autour de ce vol Air France, là où je ne vois (et je ne dois pas être le seul) qu'un triste accident qui va surtout laisser des oprhelins, des veufs et des veuves. Rv demain donc pour l'épisode 2, où les premiers débris rassemblés devraient certainement nous en dire beaucoup plus sur le moment où les extraterrestres évadés de Roswell ont pris les commandes de l'avion..
Condoléances aux familles, gros gros fuckoff aux charognards.

jeudi 28 mai 2009

Audi @ Maranello

Après une bof-pub (tf1), une bonne pub, Audi.
Le procédé est celui de la prosopopée, c'est à dire de faire parler et d'utiliser les absents, dans ce cas ci Ferrari
ça marche très bien, un peu comme ci une Pepsi-star venait s'envoyer une canette au siège de Coca Cola ou Ségolène faire un meeting au Fouquet's.

mercredi 27 mai 2009

TF1, prolepse et masochisme

TF1, pour conjurer le mauvais sort, a sorti un film publicitaire qui remémore les bons moments, les moments où la France entière pouvait se raconter le lendemain ce qu'ils avaient vus sur TF1 la veille. Quelques petites vignettes well-observed (comme disent les anglais) de soirée canapés, suvi d'un grand merci masochiste (un peu comme si sony music remerciait ses consommateurs d'avoir acheté pendant 10 ans et téléchargé ensuite) et pour finir un "on se retrouve sur TF1" qui sonne malheureusement comme une invitation à une soirée où il n'y a pas grand monde et où on a pas envie d'aller.
En fait TF1 fait dans la prolepse, ce film réfute par avance une objection que tout le monde a en tête : de moins en moins de gens regardent TF1 et le phénomène est aussi ineluctable que la fonte des icebergs.
C'est un fait, la soirée TF1 du futur risque fortement d'avoir l'ampleur d'un flashmob où des retraités ritualisés rapprocheront leurs fauteuils Everstyl à roulettes et ce n'est pas ce film pub qui aurait pu être signé par Radio Nostalgie qui nous laissera imaginer le contraire.
Pour ma part tant que le film du dimanche soir et tournez manège ne seront pas réhabilités je ne reviendrai pas, à part ce soir bien sur pour la finale de la champions league mais je n'ai pas le choix (sauf quand même de couper le son pour éviter Christian JeanPierre).

dimanche 24 mai 2009

Cannes : Ouverture - Fermeture


Nous sommes en Mai et le grand sujet du mois de Mai à part les révolutions, les élections et la finale de la ligue des Champions c'est le festival de Cannes.
Le festival de Cannes est en fait une marque de luxe et ce qui caractérise les marques de luxe c'est le principe d'ouverture-fermeture (c'est pas moi qui le dit c'est JN Kapferer). Ouverture car tout le monde admire, rêve et évoque ces marques, fermeture car personne n'y a en réalité vraiment accès. Cannes ne déroge pas à la règle, le festival est fermé à la quasi terre entière, y compris les Cannois. Pourtant nos cerveaux sont inondés de "contenus made in Cannes" produits quotidiennement par une poignée de happy few qui préparent leur bronzage avant Rolland Garros. Ces contenus, qui sont autant d'invitations à consommer du Cannes-indirect, deviennent année après années de pénibles rituels destinés à nous faire croire qu'il est décisif de tout savoir. Ils constituent malheureusement ce que nous les français moyens, retiendront du festival et malheureusement contribuent à le dévaluer années après années.
Illustration via un florilège rapide de ce que j'ai lu, entendu ou cru entendre sur Cannes 2009 :
- Paris Hilton a passé une soirée chez Jean-Froc, Beigbeder était dans la place, pas Gasquet. Et, info incroyable, Paris Hilton ne se remaquille jamais en public, elle se cache pour cela, plus gênée d'être surprise le tube à la main qu'en train de se faire pouillav' dans un taxi.
- Inglorious Bastards se situerait entre les 12 salopards et la 7ème compagnie d'après un critique du Figaro (qui n'avait pas du être invité à la soirée), de là à penser que Quentin part en tonneaux, faudra voir le film pour le savoir.
- Que quand même Inglorious Bastards a eu le droit à 9 mn d'ovation après sa projection, 9mn c'est beaucoup, surtout quand il y a des Mojitos qui vous attendent chez Jean-Froc. Ouf Tarantino est sauvé.
- Mariah Carey mange un peu trop de Donuts et elle est pas très sympa en plus.
- Johnny Hallyday devrait devenir le Marlon Brando du 21ème siècle. Il a encore fait un film, encore un remake du justicier dans la ville, mais cette fois ci il est interdit de critiquer le Léon Zitrone du rock français, à cause du sacro-saint "respect" pour l'ensemble d'une carrière qui se termine bientôt.
- Canal Plus fait toujours une émission sur la plage avec toujours M.Denisot et toujours des chroniqueurs "impertinents" en compét' avec les people qu'ils invitent.
- Il y a quand même quelques favoris pour le palmier 2009 qui serait un grand cru : Jacques Audiard, Almodovar et Alain Resnais, mais le jury s'engueule beaucoup parce qu'il parait qu'Isabelle Huppert est un peu autoritaire.
Voilà pour le zapping 2009. ça fait pas lourd. 
Enfin et pour vous rassurer quand au fait que ce billet n'est pas la confession d'un frustré emprisonné derrière sa tv, je me sens obligé de vous avouer que j'y suis allé deux fois à Cannes, si, si, et pas derrière les barrières, in the festival, comme les stars. 
J'en garde quelques souvenirs éternels comme avoir partagé un ascenseur avec Elie Semoun, échangé des jokes dans le bus de l'aéroport d'Orly avec Gerard Darmon (à propos de la carioca), avoir bu un mojitos à coté de Viggo Mortensen et avoir fait pipi à coté de Benoit Poelvoorde dans les WC du Majestic. Je m'étais aussi déguisé en James Bond pour monter les marches (mais à 18h, pas en direct à la TV) tout cela pour finalement entendre deux français moyens de derrière les barrières balancer cet humiliant jugement : "range ton polaroid Janine, ils sont pas connus "..
Janine et Robert avaient raison, je n'avais rien à faire là, j'étais un de ces nombreux parasites incrustés qui croyait qu'il suffisait d'un smoking de location pour tutoyer Scorcese ou être au casting du prochain James Bond.
Donc depuis cette immersion et à chaque fois que je lis un article sur Cannes, je me dis que le festival doit rester aussi inaccessible qu'une Ferrari Testarossa ou une rivière de diamant. Faut pas y aller et surtout ni lire ni écouter les commentaires de ceux qui y sont. Cannes se consomme seulement en différé dans des livres rétrospectifs ou en savourant les plus beaux films. Il faut savoir garder ses distances avec le vrai luxe au risque de le tuer. 


dimanche 17 mai 2009

Paronomase et talonnettes


Bientôt, les élections européennes. Les élections européennes c'est une des petites tannées de l'existence, un peu comme les réunions de parents d'élèves ou les imitations de Laurent Gerra, c'est très chiant et ça ne sert pas à grand chose. Pour nous convaincre du contraire, Sarkozy a sorti une campagne publicitaire censée nous inciter à voter, où la paronomase simpliste (comme toujours avec Sarko qui essaie de se la jouer peuple) vient illustrer son sourire à talonnettes : "quand l'Europe veut, l'Europe peut". Voilà on est bien content de savoir que quand l'Europe veut, l'Europe peut. Ce que l'Europe veut n'est pas le sujet d'ailleurs, puisque que l'Europe peut. Et donc nous on est tellement abruti par deux années de bonheur en Sarkozie qu'on a même plus envie de poser la question : "hey l'Europe tu veux quoi en fait ? ".
L'Europe veut, l'Europe peut, c'est un petit Yeswecan tardif et mal traduit, ça sent le salami et le café du coin et ça donne vraiment envie de changer de continent. Bref l'effet contraire à celui recherché. Je m'excuse donc au nom de la France pour cette mauvaise affiche et vous incite quand même à voter parce que l'abstention c'est pas bien. Moi perso je vais voter Domenech. Avec un peu de chance si on peut le scotcher à Strasbourg ou à Bruxelles, il nous lachera la grappe sur l'équipe de France de foot.

lundi 4 mai 2009

Delermisme : "Surtout le soir ou le matin"


J'ai fais un cauchemar cette nuit , j'étais devenu Vincent Delerm.
Bizarrement alors que je ne chante pas mais que je parle, j'ai eu envie de composer et de vous raconter mes vacances, mes balades digestives, et mes journées de fou. Avant d'aller m'acheter un pull à col roulé au Bon Marché, il me fallait à tout prix sanctuariser ces émotions. C'est très ghetto, un peu ovni ou improbable, c'est juste super bien et ça s'appelle "Surtout le soir ou le matin".

Surtout le soir ou le matin

Je me sens sale sous les ramblas,
il fait trop chaud mais j'ai la classe.
Je transpire fort car c'est l'été,
Fallait pas mettre un col roulé.
Le temps s'efface et je trépasse
Comme au Tréport , j'ai des remords,
Comme au Tréport, j'ai des remords.

Y'a plus de vélib aux Batignoles
ça fait longtemps qu'j'ai plus de bagnole.
Alors je cours dans le métro
beaucoup plus vite que Ronaldo.
Au Monoprix, y'a Ribery,
Et à Denfert, j'ai vu Rocheteau,
Et à Denfert, j'ai vu Rocheteau

Mon coeur pleurait à Central Park
Les écureuils y prennent du crack.
J'ai arrété la cigarette,
quand j'ai croisé Kevin Garnett.
Y'a rien à voir chez les cain-ris
A part peut être Albert Crombie,
A part peut être Albert Crombie.

Y'a pas de lézards à St Lazare
mais y'a des grèves et des renards.
On m'a tapé mon ipod touch
j'ai les redboules, c'est hyper reuche.
j'ai bien compris, je le savais
fallait rester au Vésinet,
fallait rester au Vésinet.

C'est pas Louxor, mais je l'adore
la petite brume de Singapore.
Y'a du toffu au Majestic
mais je préfère le Chocapic.
Je marche seul vers mon destin
Surtout le soir ou le matin,
Sutout le soir ou le matin.

L'aphorisme du moment

Canal + a semé sur le web un petit trailer de la prochaine saison de Reporters. Jusqu'ici rien de croustillant si ce n'est que pour attirer l'abonné, ce mini-trailer contient un aphorisme des plus profonds.
Un quickie de 15s à savourer ..

jeudi 30 avril 2009

Grippe : Question de sémantique


Grippe porcine, grippe mexicaine ou grippe tout court ?
Grippe porcine, c'est pas bon pour le business du saucisson, le jambon/beurre, les barbecues et ça fait de la pub pour les religions qui n'en mangent pas.
Grippe Mexicaine c'est pas bon pour les mexicains, Luis Mariano, le tourisme, la corona et les frontières US.
Grippe tout court c'est pas assez fort pour faire un bon sujet de JT.
On aura la bonne réponse quand on aura trouvé le patient 0 (comme on dit dans les films catastrophe) : celui qui a déglingué Peggy la cochonne au club med de Cancun

dimanche 26 avril 2009

Cours de sémantique avec Francis Lalanne

Débat consternant chez Ruquier hier soir. Naulleau en inspecteur des travaux finis face à Francis Lalanne offusqué avec Bigard comme arbitre au milieu. Francis sauve la face et remonte dans les sondages sur cette précision sémantique "Je te rappelle que gueuler fort c'est un pléonasme".

samedi 25 avril 2009

Hyperbole Hyperbouze : Le jour où la terre s'arrêta


Je ne sais pas pourquoi, j'ai regardé "le jour où la terre s'arrêta".
"Le jour où.. " c'est l'hyperbole absolue, l'éxagération permanente, l'éxagération bidon.
Ce qui est pénible avec le développement durable (une oximore d'ailleurs) c'est que contrairement à l'ami Ricoré la propagande n'arrive jamais au bon moment : quand vous sortez de la Fnac que vous êtes à la bourre et qu'un rasta de province vous demande de signer une connerie et de lui filer des euros, quand vous êtes au boulot concentré et qu'un ancien soixante huitard reconverti vient vous expliquer que les boulettes de papiers c'est pas bien et que les mails faut pas les imprimer ou enfin quand vous attendez, lovés dans un chesterfield un paquet de chipsters à proximite, des aliens protéiformes avec des canons à protons (comme dans Independance Day) et que vous vous retrouvez face à un alien bogosse et peaceful qui vient vous mettre dans la face toutes vos erreurs de comportement.
La formation via le divertissement est une grande spécialité américaine depuis les Berets verts (John Wayne pour convaincre qu'il faut aller napalmer le Vietnam) et cette fois ci même la cause est bonne (comme tout le monde je n'ai pas très envie que mes arrière petits enfants aient trois yeux et des poils sur le front) l'hyperbole permanente transforme malheureusement la cause en hyperbouze :
- Première des nombreuses éxagérations : l'alien bogosse.
Comme les aliens c'est pas beau et ça ne ressemble à rien d'imaginable pour nous, émouvoir l'humain nécessite un bel alien (et pourtant E.T moi il m'avait fait pleurer quand j'avais 10 ans). Coup de bol ce shape shifter (comme on dit dans Heroes depuis que Sylar prend le corps des autres) prend le corps de Keanu Reeves, en moins éxagéré il aurait choisit Dany Boon mais ça aurait sans doute condamné la planète.
- Deuxième éxagération il est tout seul.
Il est venu tranquille se poser à Central Park avec son bodyguard géant et pour une mission d'une telle importance (sauver la terre des hommes) ben les aliens ils n'en ont envoyé qu'un ! Ok c'est Keanu Reeves mais bon, il aurait pu prendre avec lui Brad Pitt ou Léo DiCaprio au minimum
- Troisième éxagération il change d'avis en donnant une chance aux humains parcequ'il s'est rendu compte que les humains avaient du bon en eux, pas la peine d'en rajouter..
- Quatrième exagération: les grosses métaphores bibliques
Le fléau qui est censé tuer tous les hommes est en fait un nuage gris un peu comme dans dans Ben Hur ou dans Lost. Et puis on a aussi le coup de l'arche de noé qui sauve les scorpions et les serpents à lunettes. Qu'est ce qu'ils vont bien pouvoir foutre des serpents à lunettes les aliens ? Tuer les hommes et sauver les serpents à lunettes c'est pas très fair play..Ne manquait plus qu'un petit laius contre les préservatifs pour être validé par le Vatican
- Cinquième exagération : l'happy end. La terre qui s'arrête en fait c'est la terre qui redevient la petite maison dans la prairie, sans éléctricité, sans moteurs, sans informatique, sans blogs..brefs l'age de pierre dont on garde tous un souvenir ému. Devenir des Charles Ingalls et aller couper du bois toute la journée, ça donne envie de trier ses déchets.

Le vrai problème du "jour où" c'est que trop d'éxagération tue le message originel et j'ai du mal à croire que même le bouseux du middle west a besoin d'autant d'hyperbole pour poser son gun et ranger son 4 x 4. Heureusement cette hyperbouze est recyclable et le critère de recyclage dans le cinéma c'est l'oubli. Oublions donc vite "le jour où.." et retenons quand même le concept de locataires de la planète par un premier geste hautement symbolique : évitez d'imprimer cet article ..

mardi 21 avril 2009

La magie métonymique


Après les lunettes de Gandhi misent aux enchères récemment, voilà que le maillot de bain de Pamela Anderson époque Alerte à Malibout est à vendre. Lorsque les stars vendent des objets, elles ont besoin pour faire de l'oseille de la magie métonymique. La métonymie est une figure de style a fonction de raccourci : lorsque le minuscule, le partiel, le symbolique, la partie symbolise le tout, on a une métonymie.
Donc le maillot de bain rouge ça veut dire Pamela Anderson, comme les lunettes rondes veulent dire Gandhi et l'imperméable usé Colombo. Pour que l'enchère monte haut, il faut évidemment que le lien soit évident et puis bien sur que le possesseur soit un peu connu ou un peu iconique (comme on dit dans la com') parce que par exemple, le cornet de frites de Dany Boon ça va pas faire des millions.
Le maillot rouge maxi-boops est associé ad vitam à Pamela Anderson un peu comme le shorty bahamas à Ursula Andress où la touffe à l'air à Valérie Kaprisky. C'est une pièce de choix, beaucoup plus intime que la bouée en plastique qui irait mieux à Philippe Lucas au bord de sa piscine. La mise à prix serait de 2900 dolls, ça les vaut bien.

lundi 20 avril 2009

Frazalamodisme - "Je m'excuse au nom de la France"

Sarkrocs a traité Zapatero de naze, c'est pas très classieux de la part d'un président, même bourré.
Ségolène qui veillait, s'est excusée au nom de la France. Elle aurait du plutôt le faire au nom de la région Poitou Charente, mais l'idée est bonne. Tellement bonne que Ségolène ne devrait donc pas tarder à se ré-excuser au nom de la France pour l'insulte de l'UMP à Libé ("Libération est un tract"), rapporteur de l'affaire. Et d'ailleurs puisque Ségolène utilise le pardon comme stratégie de communication, pourquoi se limiter ?
Elle pourrait également s'excuser pour la bourde de Landreau mercredi en coupe de l'Uefa, pour l'élimination de Toulouse en coupe d'Europe de rugby et pour toutes les défaites de R.Gasquet. Elle pourrait aussi s'excuser pour les chansons de Pascal Obispo, les films de Dany Boon, les livres de Beigbeder ou les bottes de Francis Lalanne. Enfin elle pourrait quand même s'excuser pour la quasi disparition du Ricqlès, des speakerines, des Fuego et des boulards sur M6.
Je m'excuse au nom de la France va devenir un méga-frazalamodisme, utilisable également dans la vie de tous les jours. Après une petite flatulence ou une grosse vanne, un "je m'excuse au nom de la France" sera du plus belle effet et devrait mériter tous les pardons.

mardi 14 avril 2009

Frazalamodisme - "Tannée"

Un frazalamodisme en pleine hype : "Tannée".
Tout a commencé le 1er janvier avec des "Bonne tannée" balancées un peu partout, la tannée constituant la prévision facile pour une année de crise. Depuis c'est tanée par ci, tanée par là, avec même un mash-up de frazalamodisme : "je suis en mode tannée". Donc tannée c'est très facile à utiliser, quand ça va pas, c'est la tannée.
Remplacez pénible, dur, âpre, contraignant, difficile, fatiguant, lourd, chiant, emmerdant, rebutant, démoralisant par tannée et en principe vous utiliserez ce mot une centaine de fois par jour.
Illustration avec une journée spéciale tannée :
6.30 a.m : Le radio réveil hurle comme un doigt dans une porte, putain c'est Bourdin de chez RMC .. quelle tannée de se réveiller avec Bourdin
7.15 a.m : Y'a plus de café, Y'a plus de frosties et Bourdin est toujours là, quelle tannée !
8.30 a.m : Merde c'est la grève aujourd'hui, faut que je trouve un velib. Les velib, les jours de grève c'est la tannée à trouver.
9.15 a.m : Plus de velib bien sur, je vais y aller à pieds. J'aurais pas du mettre mes mocass' à glands. Les mocass' à glands c'est la tannée quand tu dois marcher.
10.10 a.m : J'arrive au taf avec deux ampoules et les 45 tours sous les bras. Les ampoules c'est la tannée, surtout quand t'as pas de pansements spécial ampoules et les 45 tours c'est la super tannée quand tu démarres par une grosse réunion.
11.00 a.m : L'ordi plante, j'étais en plein facebook avec ma classe de maternelle, l'informatique c'est la tannée.
12.30 a.m : Plus de ticket resto, pas de liquide, ça sent la diète. Et la diète quand tu galères depuis 6.30 c'est pas très éloigné de la tannée.
2.30 p.m : Réunion soporiphique à l'heure de la sieste. Pas de café, pas de planque, pas de faux mails à relire sur mon blackberry, il faut faire semblant de suivre, grosse grosse tannée.
4.00 p.m : L'informatique est réparé, invasion de mails tannée, c'était mieux sans.
6.00 p.m : J'ai éliminé tous les mails tannée de la journée, je me replonge dans ma classe de maternelle..personne en ligne, je vais allez sur viedemerde.com pour me remonter. Vie de merde c'est la tannée permanente !
6.30 p.m : Jean-Augustin Tannée, ex-pote de 6 ème, m'envoie une friend request, j'ignore..
7.00 pm : Plus de vélib, mes ampoules sont devenues des entrecôtes. Tannée est trop faible pour décrire l'extrême souffrance du moment.
8.50 p.m : Frigo vide, Navarro sur Tv-Tannée,
9.30 p.m : Ma mère téléphone, je dormais, momentanément.

lundi 6 avril 2009

Pokerisme : Obama chipleader du World Politik Tour

Semaine de ouf dans l'histoire du World Politik Tour, Barack Obama, champion du monde depuis peu, invaincu depuis deux ans débarque en Europe.
Sarkoléon premier, roi du dancefloor de Neuilly et double champion de France avait décidé de défier le roi du saloon, pour ramasser la mise, c'est à dire le lead médiatique et la notoriété mondiale.
Nico contre Barack c'est un peu comme si Cisco Llacer défiait Zizou au Futsal ou comme si le Rouge Limé décidait de remplacer la Romanée Conti dans la carte des 3 étoiles. Un combat déséquilibré où le challenger pour l'emporter doit attaquer. Autour de la table quelques figurants aussi  comme Merkel ou Berlusconi.
Pour détrôner le chipleader Nico joue l'offensive et décide d'occuper le terrain médiatique avant l'évènement : "j'attends du G20...". Malheureusement pour lui il ne regarde pas Patrick Bruel à la TV et si il avait suivi les enseignements du kid de Las Vegas il aurait su que pour réussir un bluff il ne faut pas envoyer son tapis trop vite dans la partie et que lorsque la partie est finie, ça ne sert plus à rien de miser (le coup du JT de TF1 hier). 
Ce sommet du positivisme aura au final profité à tous les grands leaders, Nico compris, mais il a aussi clairement défini la nouvelle hiérarchie du World Politik Tour : Barack Obama est le nouveau président du monde et il a rappelé par ce petit bijou d'indifférence tout ce qui séparait un chipleader d'un short-stack.

mardi 31 mars 2009

Signifiant/Signifié : les plaques d'immatriculation


En France on a les débats qu'on peut et récemment les députés se sont mobilisés pour la sauvegarde des plaques d'immatriculation, où plutôt des numéros de département sur les plaques d'immatriculation. Et bien moi je les virerai bien les numéros de départements tant ça pue le gloubi boulga régionaliste et comme dirait l'autre, le régionalisme, c'est le petit cousin du nationalisme.

Finalement ça sert à quoi les numéros de département ? ça sert surtout à se balancer des poncifs sur les aires d'autoroute. Franchement on se fout d'où viennent les gens avec qui on sympathisera au camping des flots bleus, et puis si on s'y intéresse, y'à qu'à leur demander. Au fond on est tous égaux quand on découvre dans les chiottes du camping que le stock de feuilles est parti avec l'étron du prédecesseur.

Le signifiant/siginifé de la plaque d'immatriculation est bien un débat de gaulois fatigué. Moi par ex je suis un 75 (même si je suis né 94 que j'ai vécu longtemps entre 01,21 et 69), un "parigot" comme on m’a dit récemment avec beaucoup de mépris en Savoie parce que j’étais mal garé. J’ai répondu serein mais révolté : « j’encule les régionalistes ». Tous les numéros ont leur signiifiés et on échafaude toutes les théories possibles. Le 2A ou le 2B faut pas l’érafler des fois qu’il ait un gun dans la boite à gant. Le 35 il est cool car il est breton , c’est cool d’être breton, sauf pour le 44, évidemment.Et puis le 13, il se fait exploser sa voiture porte de st cloud à cause du foot et le 75 aussi sur la Canebière, comme le 42 place Bellecour. Le 12, le 22, le 70, le 03 et quelques autres on sait pas trop où c'est, le 59 c’est un chti, ça doit être cool un chti et puis le 69 un adepte du 69 évidemment. Grace aux plaques d'immatriculation nous décernons aussi les awards de la conduite : le 95, conduit mal mais mieux que le 78 ou le 93, un peu comme le 25, plus à l'aise sur le tracteur mais quand même meilleur que le 70.

La France finalement, c’est des chiffres, des clochers et des poncifs d'australopithèques. Il faudrait tout supprimer et faire comme aux US : une signature publicitaire pour qualifier la région. Par ex Hawai c'est "Aloha state" , le Montana "Big Sky", le Michigan "Great lakes" et NY "The empire state", ça donne plus envie d'y aller et de sympathiser à la machine à café de la station service. On aurait par exemple pour les Bouches du Rhone "le chant des cigales", pour Paris "centre du monde" ou pour Lille "le pays de DanyBoon". Beaucoup plus poétique, plus cool, beaucoup plus Peaceful.

samedi 28 mars 2009

Les Solécismes de Sarko

Merci au commentateur anonyme qui m'a laissé ce lien que je m'empresse de publier : Sarko en plein solécisme. Le solécisme c'est le barbarisme volontaire, le niquage de la syntaxe pour créer un effet de surprise. Car il ne faut pas se tromper, quand Sarko fait des fautes de français à l'usine c'est pour gagner des électeurs, faire genre, comme on dit. C'est d'une condescendance absolue mais ce n'est certainement pas l'expression d'une inculture, surtout pour un ancien avocat. Difficile du coup de s'émouvoir lorsqu'il ramasse des tomates ou des insultes au coin de la rue, c'est le risque quand on veut ressembler à tout le monde.


vendredi 27 mars 2009

Pokerisme : Life is a poker party

Inauguration aujourd'hui d'une nouvelle figure de style : le pokerisme. Le pokerisme doit tout à Patrick Bruel. Sans Patrick, personne en France ne jouerait au hold'em et surtout personne n'y jouerait en s'auto-commentant dans le jargon des spécialistes. Call , Checkraise et Chipleader sont rentrés dans le langage et divisent le monde en deux : il y a les pousses jetons qui "envoient leur tapis" et les gros cadors qui font des "all-in". Et comme la vie, la vraie n'est jamais rien d'autre qu'une immense partie de poker à ciel ouvert, nous inviterons Patrick et sa novlang pour nous la commenter régulièrement.
Première illustration : Kerviel le bandit , la plus belle définition du "to be on tilt". Le joueur "on tilt" au poker, c'est le relou qui se croit au Monopoly et qui joue toutes les mains. Et jouer toutes les mains c'est une addiction qui finit souvent en dépot de bilan. Quand on a relancé avec un 4 et un 6 dépareillés on est forcément obligés de jouer la main d'après et normalement on finit avec son codevi dans la poche du voisin. C'est ce qui est arrivé à Johnny Kerviel, qui plus qu'un gros bluff, nous a fait un gros tilt avec, et c'est ce qui le différenciera toujours des maestros du bluff, l'argent des autres. 
Life is a poker party.

mardi 24 mars 2009

Frazalamodisme - "en mode.."


Les frazalamodismes, c'est comme les papillons, ils ont un cycle de vie. Il y a ceux qui déclinent comme le "yeswecanisme" ou le "j'te la fais courte" et ceux qui sont en pleine bourre, c'est le cas du "en mode quelque chose".
Etre en mode quelque chose est un frazalamodisme protéiforme. 
La première, stupide, consiste à rajouter inutilement "en mode" dans une phrase : "je suis en mode fatigué". C'était pas la peine, je suis fatigué ça marche aussi. 
Deuxième possibilité rajouter le "en mode" avant une métaphore, c'est plus créatif . Par exemple, "je suis en mode loukoum". 
Enfin troisième possibilité, moins utilisée, rajouter le "en mode" avant un nom propre : "je suis en mode Domenech, je suis en mode Sarkozy, je suis en mode Cauet", trois façons différentes mais symboliques  d'avouer que je suis à la recherche des spotlights. Evidemment ça marche avec les caricatures, pas avec les personnages trop "génériques" je suis en mode Obama, c'est trop grand pour vous, trop flou. 
Le grand avantage du "en mode" c'est son aspect transitoire. Utiliser "en mode" autorise tous les écarts et gros délires de l'existence puisqu'on prévient que ça ne durera pas. Par exemple de dire "je suis en mode gros con", ça passe mieux que de dire je suis un gros con et ça laisse de l'espoir. On voit beaucoup de "en mode" dans les status facebook sans doute que sans la machine à friends, le "en mode" ne se serait pas propagé aussi vite.
Le "en mode" c'est l'acceptation définitive par l'homme de son statut de machine. Etre en mode c'est être un magnétoscope, un radio-réveil ou un sextoy. C'est une bonne fois pour toute reconnaître que cette putain, de fucking, de société pourrie, a fait de nous des Tamagochi, des petits lapins Duracell pré-programmés (là moi je suis en mode CheGuevara). 
Summum de la justesse pour l'homme machine : annoncer avant de dormir "je me met en mode veille".

dimanche 22 mars 2009

I-mots : Rhétorique de l'immobilier


L'immobilier : Un genre littéraire à part entière. Petit florilège des meilleurs formules pour attirer le candide. N'hésitez pas à poster vos trouvailles.


Appartement familial : Immeuble moche. C’est bien connu, quand on est en famille, le style on s’en tamponne.

A rafraichir : De longs week end a zigzaguer dans les Bricorama. Le must, le cours de bricolage de chez Casto du samedi matin.

Modulable : Chez Casto y’a tout ce qui faut..

Potentiel à exploiter : Y aller seulement si t’as ton BTS Castorama.

Travaux à prévoir : Tout casser, tout refaire.

Suite parentale : Chambre avec les WC dans la chambre.

Deux belles chambres : Le reste est pourri.

Pierre de taille : Immeuble en pierre. Comme elles sont de taille t’auras pas froid l’hiver (si tu paies les factures).

Immeuble Haussmanien : Classe mais vieux. Ascenseur qui ressemble à celui de Mme Musquin dans le Père Noël..

Décoration sobre : Rien.

Vue Tour Eiffel : En grande banlieue.

Proche commodités : Au dessus de la poste, en face du commissariat.

Agence s’abstenir : Viens pas faire de la marge sur mon appart’ !

Agréable 2P : De la taille d’un studio.

Quartier bien desservi : Tout est loin.

Le charme de l’ancien : Très vieux.

Plein sud : Y’a un entrepot qui cache le soleil.

Vue dégagée : 10 ème étage au minimum.

Atelier d’artiste : Tout sauf fonctionnel.

Quartier vivant : Quartier bruyant.

Prestations exceptionnelles : Exceptionnellement cher.

Cuisine avec espace repas : Tu peux manger dans la cuisine, mais un par un.

Cuisine aménagée : Tu peux balancer ton frigo, ton lave vaisselle et ton four.

Kitchenette : Fais toi livrer des sushis et mange dans le salon.

Immeuble récent dans le 16ème : Construit pendant le front populaire.

Gardien : Si tu files pas les étrennes, tu verras jamais ton courrier.

Frais de notaire réduits : Frais d’agence élevés.

Beaux volumes : De la place en hauteur mais pas de placards. Grosse galère pour poser les rideaux.

Atypique : Aucune chance que tu puisses caser tes étagères Ikea et ton clic-clac.

Double séjour : Une chambre de moins.

Jolie cour arborée : C’est pas ton jardin et évites de pisser dans les plantes du gardien.

Livraison Septembre 2009 : Livraison Mars 2010.

Livraison immédiate : En solde.

3P traversant : 2 pièces en réalité, grande surface dans les couloirs.

Levallois, à proximité de la mairie : Si tu le veux, faut inviter Balkany au resto.

Etage elevé : Tour 70’s.

Salon sur réception : Perds pas ton temps sauf si t’es dans la finance et que t’as chopé tes bonus avant la crise.

Locataire 80 et 81 ans : Avec une bonne canicule tu pourras ensuite le louer plus cher.

Quartier étudiant : Si t’as vraiment pas sommeil.

Nombreux commerce à proximité : 8 à 8 et Rapid’pizza.

Surface à rénover : Hangar pourri que tu pourras transformer en loft sous 5 ans à condition d’être architecte & maçon & blindé.

Immeuble standing : L’immeuble est mieux que l’appartement.

Maison saine : Résiste aux cyclones et si ça pue le moisi faut aérer.

Quartier recherché : Bord de route.

5 mn à pieds : Au moins 10 mn et en pente.

Charme : Très très petit.

Comble aménageables : Tellement petit qu’il faut envisager de transformer le toit en salle à manger.

Résidence sécurisée : 14 digicodes, aucune chance qu’un pas-comme-toi ne viennent sonner à la porte.

Loi Carrez : La surface sans compter les toits, les placards, les chiottes, les recoins..bref le vrai chiffre.

Poutres apparentes : Au dessus d'un sex-shop.

Les petits dunks du dimanche


Dans la famille de la réthorique, les effets les plus sexys sont les aphorismes. Les aphorismes sont à la langue ce que les dunks sont au basketball, le must. Y à ceux qui savent dunker et ceux qui ne savent pas et le monde est divisé ainsi. Et si un dunk ne vaut que deux points, c’est plus joli qu’un panier qui rebondit sur la planche. Le style ça compte toujours double , en streetbasket comme dans les pensées. Parmi les rois du playground , Winston Churchill. Pour le plaisir, un ptit top 5 des dunks de Winston,  toujours plus fameux que les planches de nos politiciens: 

-Le meilleur argument contre la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen.

- L'histoire me sera indulgente car j'ai l'intention de l'écrire.

- Quand on doit tuer quelqu'un, ça ne coûte rien d'être poli.

- Le succès c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme.

- Un fanatique est quelqu'un qui ne veut pas changer d'avis et qui ne veut pas changer de sujet.

lundi 16 mars 2009

Paronomase pour les nazes II : Kickés à Kickenham


Pour ceux qui n'était pas là en février, je vous invite à relire le minipost consacré à la défaite de l'équipe de France de rugby en Irlande et en guise d'épisode II à se pencher sur la nouvelle branlée prise hier en Angleterre, avec comme point commun l'aveuglement du staff technique. En rugby un peu comme en foot, en France on ne comprend pas le vrai sens des défaites.
M.Lièvremont et ses acolytes se trompent depuis deux ans. Après une année 1 façon tombola où il y a eu autant de rotation dans l'équipe que dans un bordel un samedi soir de militaire, on entre en année II ou parait il un schéma et des leaders vont émerger. En réalité rien du tout, c'est faible, on s'emmerde et en plus de ça on est ridicule. Ridicule, non pas parce qu'on perd, après tout, la victoire n'est pas un du, surtout lorsqu'on est un sportif français. Non ridicule, car nous avons depuis quelques années une arrogance tout à fait disproportionnée avant les matchs et après les défaites . Un peu comme en foot d'ailleurs, où les joueurs d'aujourd'hui croient toujours qu'ils appartiennent à la génération unique de 98 alors qu'aucun d'entre eux à part Ribery (et encore..) ou Thierry Henry (qui était déjà là) n'aurait eu leur place.
Malheureusement en rugby c'est pareil, le bodybuilding n'empêche pas les comparaisons et le team d'aujourd'hui n'est pas un grand cru. 
La phrase du jour aurait du être prononcée par Marc Lièvremont (au demeurant un good guy et un grand guerrier) : "je me suis trompé".
Mais c'est impossible dans la France de Bernard Laporte, de Guy Forget ou de Raymond Domenech, la France des seconds couteaux aux manettes.

dimanche 15 mars 2009

Oximore, oximort


La photo ci-contre est du registre de l'oxymore car elle existe par l'opposition d'éléments à priori antinomiques : le bonheur-le malheur, le début-la fin, la pureté-la sauvagerie, l'humain-les éléments.. A moins que ce ne soit une allégorie (si la mariée s'appelle Katrina) ou finalement du registre Thanatos (la vie/la mort, l'oxymort en fait). En tout cas elle rappelle qu'il y a en ce moment une expo à Paris de David LaChapelle et qu'il faut y aller. LaChapelle king de l'oximort (entre autres).

lundi 9 mars 2009

Frazalamodisme - "J'ai raté ma vie"


Célébrons le méga-frazalamodisme du moment : Jacques et sa Rolex. Il a raison Jacques, mais on peut rater sa vie bien avant 50 ans. Petit exemple : " Si t'as pas eu une 103 SP kittée à 15 ans, t'as raté ta vie !"
Un vrai business, le ratage de life : http://ratersavie.com/

dimanche 8 mars 2009

Movisme : "Roberto, mio palmo !"

Luc Besson a beaucoup de défauts, mais il a écrit et réalisé Le grand bleu. Et pour beaucoup qui comme moi sont nés dans les 70's, c'est quelque chose Le grand bleu. En ce qui me concerne c'est même une des seules fois où je suis allé deux fois de suite voir un film au cinéma. C’est vrai j’aurai du réserver cet honneur à Slumdog Millionaire ou The Hours, mais c’est la faute d’une jeune fille contrariante qui m’avait posé un lapin la première fois et voulais quand même voir le film. Résultat des courses, j’y suis allé deux fois, j’ai additionné un lapin et un râteau mais du coup j’ai une vraie connaissance du film, ce qui m’a permis d’identifier le plus grand movisme du monde sous-marin : « Roberto, mio palmo ! »

Quand Jean Reno ordonne « Roberto, mio palmo ! » , c’était comme si Mozart avait commandé Salieri : « Salieri, mio piano » ou Zizou à Dugarry « Duga, mio ballo ! » . Roberto, mio palmo ! c’est d’ailleurs quasiment une des seules phrases du film car pour le reste ce sont des dauphins qui couinent, Jean Marc Barr qui flotte et Eric Serra qui joue avec sa boite à rythme. Mais bon, à cause de ce movisme j’ai faillit devenir maitre-nageur.

mardi 3 mars 2009

Whatfor ou Quadricolor ? question de sémantique

Je viens d’apprendre que les Whatfor étaient séparés depuis 2003. Nés en 2002 , séparés en 2003 et ce n’est pas la faute de Yoko Ono, d’une overdose ou d’un avion qui s’écrase, c’est la faute d’un nom mal choisi. Les Whatfor auraient du s’appeler les Quadricolor et ça aurait tout changé.

Souvenez vous, Popstars 2 en 2002, deux vedettes dans le jury : Valery « Ray-Ban » Zeitoun (il porte jour et nuit les mêmes Ray Ban que Burt Reynolds) et Bruno « Paga » Vandelli (parce que si il avait été footballeur, il aurait été Laurent Paganelli) sont aux affaires. Pendant que Valery signait gentiment sur un coin de table Chimène Badi après lui avoir expliqué que même si elle était trop grosse elle avait une belle voix, Paga-Vandelli brainstormait avec lui même et sortait cette fulgurance «  Quadricolor, on va les appeler Quadricolor, y’a 4 couleurs , ils sont 4 , 4 couleurs, Quadricolor »

PAUSE - RECUEILLEMENT






Valery validait sans valider :  « Ah ouaip, c’est pas mal » et la fulgurance s’enterra d’elle même

N’empêche que Quadricolor c’était l’allégorie qui tue, surtout comparée à Whatfor qui une fois traduit révèlait la hauteur des ambitions de ce groupe : les « Akoibon ». S’appeler les « Akoibon » (ou les « Pourquoifaire  ») c’était inviter d’emblée l’audience à répondre à la question. On imagine la scène : les Akoibon débarquent sur scène, paillettes, moulos, boite à rythme, le public chauffé trente minutes durant par les Nothings est en transe.

« Et maintenant…ladies and gentlemen … les Akoibon !!! »

Et le public de répliquer à l’unisson : « A rien !!!!! »

Tellement plus fort Quadricolor. Evidemment il ne faut pas le prendre au premier degré, on ne vend pas des bics 4 couleurs aux chefs de rayons de chez Leclerc. Non Quadricolor, c’est plus profond que ça.  Dans Quadricolor , y'a du 4 et les chiffres ça marche toujours : Les 4 fantastiques, les 4 z’amis , les 4 as, Henri 4, Les 4L, Les 4 points cardinaux, les 4 cavaliers de l’apocalypse, les 4 mousquetaires, les 4 Indiana Jones, la quatrième dimension…

Dans Quadricolor, il y a aussi la puissance de l'évocation. C'est un blaze qui aurait permis d'arriver sur scène chacun dans une couleur comme les Power Rangers, ou de sortir une édition limité du Simon, ou même de se produire dans les American Apparel et les Uniqlo, ou enfin de distribuer des crayons de couleur à la sortie des écoles. 
Enfin dans Quadricolor, il y avait de quoi réfléchir aussi, un vrai message sur la diversité : plus de blancs, plus de noirs, que des quadricolor !! Evidemment la playlist des Whatfor ne méritait même pas d'être téléchargée gratuitement, mais avec un bon concept ils tenaient plus longtemps. Bruno Vandelli avait vu juste, Whatfor ça sentait la poubelle immédiate alors que Quadricolor ça permettait de passer d'une microcarrière à une mini-carrière sans secousses. 

dimanche 1 mars 2009

Movisme : " C'était mon steak Valance ! "


Après le frazalamodisme, inauguration aujourd'hui d'une nouvelle figure : Le movisme. Un movisme, c'est une phrase qui tue au cinéma, c'est à dire une phrase qui doit autant à ses qualités intrinsèques qu'au contexte dans laquelle elle est lancée.
Movisme inaugural, l'immense "C'était mon steak, Valance ! "
Valance ce n'est évidemment pas Bernard Tapie le commissaire, non Valance, c'est Lee Marvin , le méchant de "L'homme qui tua Liberty Valance" (1962).
Liberty Valance, c'est le bad guy, le king du saloon et de la ville, celui devant lequel on baisse les yeux et qu'on fait semblant de bien aimer, le Sarko de l'époque. En face y'a John Wayne et faire tomber le bifteak de John Wayne c'est comme bousculer Mike Tyson dans la rue ou se moquer de Chuck Norris, ça se fait pas.
John Wayne finira par descendre Valance, mais grand prince il lui adressera avant cet ultime avertissement : "C'était mon steak Valance ! " .
Ce n'est à la finale, pas la phrase la plus célèbre du film. La plus célèbre est devenu un grand aphorisme toujours d'actualité : "Lorsque la légende dépasse la réalité on publie la légende". Mais moi j'ai toujours préféré " C'était mon steak, Valance ! ". Cette réplique me vient à l'esprit à chaque fois qu'un autre être humain envahit ma zone et pas seulement quand mon bifteak est trop cuit au Campanile. "C'était mon steak , Valance ! " ça permet de rappeler à l'ordre à la manière de John Wayne, la classe quoi.

samedi 28 février 2009

Le cadavre de Dustin Hoffman


Hier soir aux César y’avait Dustin Hoffman. Y’ avait aussi Dany Boon, qui pour être sur la photo est finalement passé (d’ailleurs il s’est sapé comme un plot de la sécurité routière pour être bien sûr qu’on le reconnaisse dans la double page de la semaine prochaine de Paris Match), mais étrangement j’ai été plus marqué par Dustin Hoffman et son analogie sur le cadavre, témoin en quelque sortes de tous ses rôles. Benjamin Braddock ou Ratso Rizzo vivront plus longtemps que Dustin et ce n’est pas sur que Dustin trouve cela formidable.

Finalement les César c’est une galerie de cadavres, des vivants, des morts, des vrais, des faux et ils se télescopent, se croisent et se parlent comme Mesrine – Vincent qui rend hommage à Jean Pierre le père à travers son personnage d’Edouard dans Le Farceur un film des sixties. Les César c’est la prosopopée permanente.

mardi 24 février 2009

Frazalamodisme - "J'te la fais courte"

Dans la grande pièce des frazalamodismes, il y a le célèbre « J’te la fais courte ». C’est un frazalamodisme en voie d’extinction mais on me l’a encore fait cette semaine. Ce qui est intéressant avec ce frazalamodisme c’est qu’en plus d’être vilain à l’oreille, il est totalement paradoxal. Car si on souhaite vraiment être concis, il faut faire court même dans l’introduction.  On pourrait par exemple commencer son exposé par « nous serons brefs » ou « soyons concis » ou « je vais être court » ou même « brièvement » et encore mieux « rapidement » , c’est toujours moins long que le très gracieux « J’te la fais courte ».

Un « j’te la fais courte » annonce d’ailleurs souvent des phrases et enchainements de situations interminables, ce qui expliquerai son succès. En effet c’est l’effet périphrase, c’est  à dire une phrase anormalement longue et construite en ouverture pour créer un effet d’attente sur la suite. Donc détruisons une bonne fois pour toute ce frazalamodisme lourd et la recette est simple. A chaque fois qu’on vous balance un « j’te la fais courte » répondez par un « ok T’as 20 secondes », ça dissuade de recommencer.

dimanche 22 février 2009

Le palindrome de la life


Un palindrome c’est une voie à double sens, on lit un mot dans un sens ou dans l’autre et c’est toujours le même mot. Par exemple, Laval et radar sont des palindromes

Alors quand vous vous ennuyez en réunion, qu’il est impossible de dessinez ou d’envoyer un sms à votre collègue d’en face, que vous êtes déjà allez faire pipi deux fois et que le coup de la crise de claustrophobie n’est pas crédible, faites des palindromes, ça entretient l’esprit et c’est moins lourd que les sudoku.

1ère étape : l’armure de l’attention. C’est assez simple, prenez l’air concerné , fixez l’animateur ou l’animatrice comme si vous étiez en face d’Einstein le jour où il a présenté la théorie de la relativité, acquiescez d’un hochement de tête discret toutes les 2 mn et souriez quand il/elle rit. Sortez un petit carnet et inventez des palindromes. Même si vous n’en trouvez pas tout de suite, écrivez des trucs ça flattera l’orateur.

2ème étape : Essayez quand même de trouver des palindromes. C’est là que l’exercice devient courageux. Parce qu’ avant d’accoucher de « Esope reste ici et se repose », il va vous en falloir des réunions soporifiques et des séminaires pesants. Moi par exemple, vendredi, je n’en ai trouvé qu’un et encore c’est parce que j’avais commencé ma journée en écoutant radio nostalgie : Aha

Oui Aha , comme le troupeau de mèches blondes des années 80 qui doivent aujourd’hui cachetonner dans un Jean Louis David de Stockholm. Un peu faiblard, mais techniquement c’est un palindrome. Alors pour faciliter la chose j’ai commencé à étendre la définition, ce qui m’a permis d’aboutir sur un deuxième palindrome, mais un palindrome de mathématicien celui là :  20/02/2002, pour le 20 février 2002.

Plus contestable enfin, mon touchdown final, le palindrome de la life. L’étrange histoire de Benjamin Button est un palindrome de la life. Le héros vit sa vie à l’envers et tandis qu’on le regarde la vivre à l’envers, on l’imagine aussi la vivre dans le bon sens et aucune raison qu’elle n’offre pas les mêmes séquences : des joies, des peines, des cuites, des guerres, de l’amour , de la haine, des trahisons, des amitiés.. Et oui la life, dans un sens ou dans un autre c’est kiffe-kiffe. Pas de surprises, un début, une fin et au milieu souvent la même chose.

Benjamin Button est un palindrome de la life, voilà ce que je notais sur mon petit carnet en moleskine tout en fixant intensément l’orateur du vendredi, galvanisé par la ferveur de mon attention. J’en étais finalement à trois palindromes, un bon résultat pour un vendredi.

vendredi 13 février 2009

Raymond – Apagooooooollll !


Raymond ne fait pas dans la démagogie, il fait dans l’apagogie, c’est à dire l’emploi joyeux de l’absurde.

Retour en arrière, mercredi soir , 22H50, fin du match France – Argentine 0-2

Le préposé de TF1 (envoyé au contact avec interdiction bien sur de poser les vrais questions car c’est pas bon pour le business…) lui demande :

« Quels enseignements avez vous tiré du match ? »

Et Raymond de lui répondre « cette équipe a un gros potentiel »

L’équipe de France vient de sortir sous un déluge de tomates provençales, mais le potentiel est intact, ouf !

Bien sur c’est du Raymond, l’homme qui aurait inventé les Roucasseries si Jean Roucas n’avait pas existé.. En fait il faut comprendre :

1 – que Raymond a deviné la question interdite que le journaliste n’a pas le droit de poser au risque de se retrouver à commenter Vannes – Guingamp sur TV Breizh :

« Ben t’en est ou Raymond dans tes zigzags tactiques ?? ton schéma de jeu c’est pas du Mourinho.. ta structure défensive c’est pas l’Italie...ton animation c’est pas le Barça et au niveau des talents individuels c’est pas le Brésil non plus .. »

2 – que Raymond ne peut pas donner la vraie réponse à la vraie question, sinon il finira lui aussi sur Tv Breizh comme consultant :

« Oui je sais je n’ai aucun avenir, mais je m’accroches car j’aime bien la célébrité et j’ai quand même serré la main de Maradona…eh, oh Diego tu me suces ? eh, oh Diego tu veux m’épouser ? bipbip..

Mais comme nous sommes en Absurdistan (le pays où la fédération français de football a trouvé refuge depuis cet été), Raymond nous dribble, apagogique  « Cette équipe a un gros potentiel »

C’était Raymond, sélectionneur de l’Absurdistan, sous le mistral du stade vélodrome où l’équipe de France vient encore de démâter.

Dany Boon – Orage sémantique


Dany Boon, tu m’énerves (EUPHÉMISME)! Les césars approchent et le millionnaire (LITOTE) de service que tu es, nous refait le coup de l’élitisme des Césars vs la consécration populaire. On connaît par cœur ton truc, on l’avait déjà eu avec Les Visiteurs mais au moins c’était drôle Les Visiteurs.. D’ailleurs les chtis c’est un peu la même idée, non ? Téléporter un personnage d’un univers à l’autre et jouer sur la confrontation des contextes, hein Dany, t’es une photocopieuse en fait ? (MÉTAPHORE) 

Comme si les tonnes (HYPERBOLE) de thunes que ce film écrit avec les pieds (MÉTAPHORE) avait rapporté ne te suffisait pas, ? tu veux en plus un César ! et pourquoi pas un Oscar pendant qu’on y est ? Et tu veux pas non plus que ce soit Tarantino qui réalise le remake US où Nicholas Cage (de Miami) irait se geler les niples dans un bureau de poste en Alaska, bureau tenu par Jack Black ? Et puis Yannick Noah passerait sur le tournage fumer un arbre et Clint Eastwood te demanderait des conseils… Dans ta loge Angelina Jolie viendrait te masser pendant les prises et Brad en se caressant, filmerait tout ça pour ton website .. (GRADATION)

Allez Dany Boon, t’as gagné au loto une fois (ANALOGIE), c’est déjà bien.

Au fond tu sais bien que les chtis, c’est pas beaucoup mieux qu’un épisode de Maggy (PROSOPOPÉE). Moi qui suit un grand fan des comédies franchouillardes, de Pouic Pouic (RE-PROSOPOPÉE) jusqu’à à Camping en passant par les chefs d’œuvres du splendid, Super-resistant (ALLÉGORIE) et Mes meilleurs copains, franchement les chtis c’est pas du même niveau !

OK le coup de l’accent du nord c’est plutôt rigolo, mais seulement pour ceux qui connaissaient pas avant. Moi pas de bol j’ai plein de potes chtis, alors le coup du parlé du bled on me l’avait déjà fait. Même le magnifique (HYPERBOLE) Kad Merad , tellement sublime (HYPERBOLE) en Johnny Favier ou Jean Michel Pasdechute (le DVD de Kad&Olivier est à consommer sans modération) est diminué dans l’enchainement poussif de tes situations. Allez Dany dégonfle et change de photocopieuse aussi.

Enfin soit conscient que même si t’inventes un césar de la comédie t’es pas sur de l’avoir, Alain Chabat a fait des films cette année.

mardi 10 février 2009

Moundir - Efforts et Métaphore


Koh Lanta et la seule émission de tv réalité que je regarde encore.

Et le retour des héros, c’était censé être le Koh Lanta ultime, sauf que malheureusement les ressorts du jeu étant tellement galvaudés qu’on assiste à des complots de bras cassés autour d’épreuves déjà trop connues. Bon, y’a bien quelques anacondas ou orages pour nous effrayer, mais saisons après saisons nous nous rapprochons de plus en plus d’un Intervilles exotique. Heureusement, on a retrouvé Moundir, Moundir le guerilleros.

Moundir (avec peut être Tony – véritable Indiana Jones du Languedoc) est le seul vrai cador de ce jeu. Ses objectifs sont très clairs, il sait très bien qu’il ne tiendra pas 4 heures sans bouger comme un flamand rose dans l’épreuve finale (un truc de gonzesse) alors il rentabilise son passage avant son élimination

1 – se faire connaître et sa marque de fringue avec (le guerilleros moderne ne porte pas que des treillis)

2 – déchirer les autres dans les parcours du combattant (parcequ’ un guerilleros reste un guerilleros)

3 – choper une candidate, si possible sexy (pour le repos du guerilleros)

4 – perdre dix kgs (parcequ’un guerilleros est toujours plus sexy torse poil)

Moundir c’est le Che Guevara de la tv réalité ni plus ni moins et il a le sens du spectacle. En effet, en plus de tous ses efforts précédemment listés, il fait dans la métaphore, la métaphore XXL, celle qui reste dans l’histoire :

« Je suis rentré dans l’aventure comme un Farc, j’en sors comme un Roméo »

Voilà ce que Moundir a balancé au moment de son exclusion, une putain de grande et belle phrase télévisuelle comme on les aime.

D’un coup le présentateur benêt et les candidats fatigués ont eu l’air très loin avec leur faux sérieux, leur complots de scouts et leur permanente psychanalyse à 2 balles. Moundir a striké et quoiqu’il arrive dans l’aventure il en restera le seul héros (peut être Tony..).

Respect, guerilleros !

lundi 9 février 2009

Une figure de style à durée de vie limitée – Le yeswecanisme


Le yeswecanisme appartient à la grande famille du frazalamodisme qui consiste, pour attirer l'attention, à recycler à l’infini une phrase qui vient d’émerger dans la culture populaire .

Si le frazalamodisme est un genre intemporel, les sous-genres qui le compose sont à durée de vie limitée. Comme les moustiques anophèles, ils ne passent jamais l’hiver et le yeswecanisme ne dérogera pas à cet usage.

La fin est donc heureusement proche pour le yeswecanisme, il n’ y a qu’à observer l’effet désastreux que nous produit ce fulgurant motto lorsqu’il est désormais repris par Raymond Domenech, l'imposteur en blazer.

Allez, Bye Bye Yes we can !! on veut un nouveau frazalamodisme, tout neuf, tout frais, tout beau !! et puis bye bye aussi Raymond, notre seuil de tolérance est également dépassé depuis beaucoup, beaucoup trop longtemps..

dimanche 8 février 2009

Figure imposée : l'anastrophe de maître Yoda


L'anastrophe où le renversement de l'ordre des mots dans une phrase :
Le grand maître de cette figure si efficace pour attirer l'attention sur son propos est bien entendu Maître Yoda qui en 900 ans de vie a eu le temps de produire beaucoup d'anastrophes, dont la plus célèbre restera celle qui a commenté le changement de camp d'Annakin Skywalker : "du coté obscur, maintenant il est..".
L'anastrophe n'est pas très difficile à pratiquer : "bourré, maintenant je suis" "de faire caca, subitement j'ai envie" mais (et c'est le conseil officiel de maître yoda qui m'a twitté pour l'occasion ) mieux vaut la réserver à de grands moments très solennels genre "te quitter, je vais" ou " de la gueule, tu pues " ou en restant plus positif " de t'épouser,  j'ai envie". L'anastrophe doit en effet rester exceptionnelle pour sa force, conserver.




Citroën, oximore/garcimore


Citroën vient juste de nous annoncer que désormais, Citroën sera la marque de la « Créative Technologie ». C’est une très belle Oximore-Garcimore (RIP).

L’Oximore-Garcimore c’est l’oxymore magique. Comme toutes les oxymores il y a une tension issue de la juxtaposition de deux termes à priori opposés. Mais l’Oximore/Garcimore va encore plus loin car elle suppose que le récepteur de l’information par une grâce quasi magique va y croire. L’O/G est beaucoup utilisée en publicité, c’est l’arme fatale.

Ceux qui ont généré cette O/G ont bien entendu mieux travaillé que ceux qui ont oser nous sortir « La France avance, Renault accélère », mais ce n’est pas une raison pour y croire.

« On va posséder la créativité et la technologie. D’un coup on va niquer BMW, Audi et tous les japonais de la planète . Créative Technologie ça va flatter le conducteur final, valoriser les ingénieurs-concepteurs, exciter les ouvriers-monteurs et donner des sujets de conversation aux vendeurs dans les concessions. C’est beaucoup plus qu’un slogan. C’est hyper fort, signez là et ça vous appartiendra à jamais !!!  »

Honnêtement moi, présenté comme ça j’achète ! Si j’ai vendu toute ma vie des AX et des BX et qu’on m’explique en fait que je suis représentant en Créative Technologie je remercie et je pleure au moment de signer. Passer de Citroën à Apple ou Sony, le rêve !

Et Robert et Janine (conducteurs lambda) aussi ils vont pleurer. Imaginez Bob et Jane, des heures de vol en BX, depuis peu en Picasso, garés dans un relai d’autoroute entre un Cayenne d’enculé de trader de parvenu et une japonaise de classe moyenne ? Finie la honte et les regards condescendants dans les pissotières. Tête haute le Bob ! Easy Rider, King of the Highway…« My name is Bob et je vais faire la saison 5 de KnightRider (K2000 pour ceux qui sont en VF) avec ma Picasso multi-options »

Evidemment, y’a pas mort d’homme, c’est que de la pub.  Et puis entre la BX à suspensions hydrauliques et la DS Giscardienne, Citroën a bien du déposer quelques brevets…Mais pour tous ceux qui comme moi, ont conduit des AX, des BX et dernièrement une Picasso dont le rétroviseur intérieur est tombé 55 fois en un an, faut reconnaître que la nouvelle identité de Citroën est une véritable provocation.

L’honnêteté aurait été de signer : « Citroën - des voitures pas trop chères mais pas tops non plus, fiables mais sans plus, mais à ce prix là on va pas te livrer une Audi ou une Benz ! »

A la place nous aurons donc : Citroën – Créative Technologie, la plus belle O/G du moment.

Paronomase pour les nazes


Aujourd'hui L'Equipe a titré en hommage à l'équipe de France de rugby qui doit en principe gagner la prochaine coupe du monde mais qui pour le moment se fait dérouiller par toute la planète : " Croqués à Croke Park" !
En attendant qu'ils se fassent enfiler à Murrayfield ou édenter à l'Eden Park saluons cette paronomase de haut vol qui aide à mieux digérer les défaites.